mercredi 7 novembre 2012

Histoire de vers


Thème imposé :
“ça commence par un vol, et il y est question de [ver] et de pêche."


Les vers n'ont jamais la parole !
Au nom de tous ces vers frustrés et contraints à la loi du silence, ce n'est
cependant pas sans crainte que j'interviens, afin de mettre un terme à cette
époque injuste.
Ah, vous croyez qu'une vie de ver, c'est facile peut-être ?
Alors écoutez-bien cette histoire.
C'est mon histoire.
Quand je n'étais encore qu'un microbe, mes frères et sœurs et moi
adorions jouer dans la viande hachée -celle de porc, surtout- notre terrain
de jeu préféré. C'était mou, humide, rigolo, et à la limite, c'était tout ce
qu'on demandait.
Pour dire vrai, on n'avait pas vraiment le choix, ma mère nous ayant
maintes fois mis en garde contre les aliments peu recommandés. Parmi les
pires, la farine et les fruits, plus particulièrement les pêches, dans lesquels
se cachent souvent les plus grands ennemis de tout ténia qui se respecte.
Un matin que je n'étais pas d'humeur à m'amuser avec mes frères vers, on
m'a délogé, sans ménagement, et on a installé le petit tas de steak haché
sur lequel j'avais mes habitudes, sur une tartine -chose que je n'aime pas
beaucoup et notamment pour son aspect sec et rugueux.
A peine le temps de me retourner que me voilà parti pour un vol plané dans
l'œsophage, direction l'estomac. En même temps que je redoutais le choc
de l'atterrissage, je savourais tous les plaisirs de la chute libre à
l'aveuglette.
Rassurez-vous, malgré le choc, rien de « cassé » car je suis tombé dans
une sorte de ragoût au petit goût d'Orient, pas mauvais ma foi.
Dans ce nouvel environnement, plus question de rebondir ou de se cacher
dans la viande haché, il a fallu explorer et se débrouiller comme un grand
ver.
En termes de rationnement, rien de plus facile. Je récupérais, (parfois
même au vol), les miettes et bouchées qui tombaient dans l'estomac de
mon propriétaire, Sébastien. A cette partie de son corps, j'avais attribué la
fonction évidente de salle a manger, donc.
Mon péché mignon, c'était le lait, mais à mon grand désespoir, Sébastien
n'en buvait que très rarement, et avec des chocapics, ce qui dénature
énormément son goût.
Pour les déplacements, c'était une autre affaire. Bien qu'ayant le corps qui
s'y prête, je n'aimais pas passer par certaines galeries, trop sombres et
trop étroites, même pour le gaillard que j'étais devenu.
J'ai fait aussi quelques rencontres, mais ces petites gens que sont les
bactéries m'intéressaient beaucoup trop peu pour que j'envisage de lier
avec l'une d'elles une quelconque amitié.
C'est en solitaire, donc, que je passais le plus clair de mon temps, et cela
n'était pas pour me déplaire.
C'était une journée calme, bien qu'un peu venteuse, comme souvent après
les soirs de cassoulet, où, cela dit, je me régalais !
J'errais dans les galeries, sans but précis, quand j'ai eu vent d'une odeur
que je ne connaissais pas mais qui pourtant m'a immédiatement mise la
puce à l'anneau.
Pour la première fois depuis que j'étais dans le ventre de Sébastien, j'avais
peur. J'ai rampé à travers tubes et trachées pour rejoindre la pièce
principale ou m'attendait un spectacle terrifiant.
Au milieu d'un amas de peaux et de pulpe se tenait, raide et sûr de lui, celui
que je n'ai eu aucun mal à reconnaître comme étant... un ver de pêche.
Je n'avais pas d'autre choix que de le dévorer. C'était quand même ce que
je savais faire de mieux, et en même temps mon unique moyen de
défense.
Après un interminable corps à corps, j'ai croqué dans ses anneaux
sensibles, et il a rendu l'âme.
Jusqu'à hier encore, c'était là le seul évènement qui est venu perturber
mon petit confort quotidien.
Mais venons-en aux faits.
Hier donc, alors que je déambulais dans l'atmosphère chaleureuse des
intestins, une nouvelle fois, une effluve est venue réveiller un peu plus mon
estomac insatiable. Cette fois, je connaissais ce parfum délicat : c'était
celui du lait pur.
Je me suis élancé tête baissée vers le tuyau d'où émanait cette divine
odeur.
Il est vrai que toute cette lumière aurait dû m'alerter... j'étais tout proche du
lait, je le sentais, quand deux énormes doigts se sont précipités vers moi,
pour m'attraper j'en suis sûr.
Au prix d'une douloureuse torsion je suis parvenu à regagner l'estomac.
Outré, trahi et affaibli, j'ai mis plusieurs jours à me remettre de ce
malheureux événement, dont je souffre encore.
Chers humains, je suis sûr qu'en y mettant chacun du nôtre, vers et
hommes pourront cohabiter sereinement. Mon état d'esprit? Vous offrir la
minceur, en échange du gîte et du couvert.
Donnez-nous du poisson cru ! De la viande hachée ! Et vos kilos
disparaîtront !
N'utilisez plus le lait pour nous amadouer, et surtout... donnez-nous LA
PAIX !
Mes revendications vous importent peu ?
Elles sont tout de même arrivées jusqu'à vous, et pour moi, c'est déjà une
très grande victoire, pour un petit ver comme moi.

mardi 25 septembre 2012

Ce sera celui-là




Tout ça parce que j’avais envie de leur faire plaisir. 

Quand j’ai lu l’annonce, je me suis dit que ce serait celui-là, notre futur chien. Alors, j’ai téléphoné, pour avoir un rendez-vous le soir même. Comme c’était une surprise, je n’ai voulu en parler à personne, pas même à mon mari. 

Après le travail, pleine d’enthousiasme, je me rends chez ce vieux couple, installé dans une ancienne cité minière. 40, 42, 44... Nous y voilà. 

J’avance et me gare dans l’avancée de cailloux, sur la droite de la maison. Comme j’entends du bruit dans le fond de l’allée, côté jardin, je ne prends pas la peine d’aller sonner devant, et je me dirige vers ces voix que j’entends mais ne comprends pas. En même temps que je découvre la terrasse, je me dis que c’est bien le dernier endroit où j’irais adopter un chien... Mais c’est trop tard ; je suis là, alors voyons-le vite et finissons-en. 

La cour ressemble à un entrepôt où sont stockées d’innombrables cages. Mais elles ne sont pas vides. A l’intérieur, des animaux recroquevillés et tellement mal en point qu’on ne saurait pas dire si ce sont des chats ou des chiens. Au sol, des dizaines de traces sombres, des éclaboussures, de la crasse ? En fait, c’est assez difficile à identifier. 

Je suis en train de m’approcher d’une forme étrange et immobile, que je n’arrive pas bien à distinguer, quand j’entends un « Bonjour ! » à quelques centimètres de moi. Je me présente à cette femme, dont la laideur en est presque effrayante. Son mari ne tarde pas à nous rejoindre, il n’a rien de sécurisant lui non plus... 

J’ai besoin de me rassurer, alors même si c’est faux, je dis à mes hôtes que mon mari risque d’appeler bientôt sur leur téléphone fixe, pour savoir si le chien me plaît. Mes tendances paranoïaques me gagnent et je veux que ces gens sachent que d’autres personnes sont au courant de ma venue ici. 

Comme mes yeux se posent sans cesse sur cette forme que j’avais remarquée au départ, la dame finit par me dire « Z’inquietez pas pour celui-là d’chat, y’est mort ». Elle s’avance, le saisit, le plie littéralement en deux et le jette dans une poubelle, à côté des cages. 
La panique me gagne. « Je peux voir le chien ? » Je ne rajoute pas « qu’on en finisse », mais ça me brûle les lèvres. 

Elle sourit de toutes ses dents -ou presque, car il en manque un certain nombre- et dit à son mari « Tu ramènes la bête ? » Je le vois s’engouffrer en boitant dans ce taudis dont je n’ose imaginer l’intérieur. Les secondes, puis les minutes, s’écoulent, le temps est long. Je regarde la propriétaire des lieux arracher, à mains nues, des ronces qui encombrent une partie du mur extérieur de la maison. En même temps, mon cerveau fait des acrobaties pour trouver un moyen de me défiler... 

Si la force de sa voix est la première à me surprendre, le contenu de ses paroles finissent de m’achever : pendant que la vieille dame me saisit la main fermement, et me tire vers l’intérieur, j’entends son mari répéter d’une voix perçante et mécanique : 
« Madaaaaame, vous venez ? C’est votre mari au téléphone!»

mercredi 23 mai 2012

Metallica fête les 20 ans du “Black Album” au Stade de France

A retrouver sur Locita


Falk Richter nous ouvre les portes de son jardin secret

A retrouver sur Locita


Falk Richter nous ouvre les portes de son jardin secret


Annonce officielle


Ce petit message pour vous informer du fait que... (roulement de tambour) je suis sous le régime auto-entrepreneur depuis déjà plusieurs mois (déception).

Cela ne changera pas votre vie, mais vous pourriez avoir besoin de moi pour....

La conception et/ou rédaction de :
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  • Mon mail : 
helene.kowal@gmail.com

mercredi 11 avril 2012

Retour (bis) sur...




Pierpoljak, qu'est-ce que tu fais là ?

Article et photos d'un concert "Flashback", avec Détours de Scène et le festival Les Enchanteurs.

Retour sur...



Un concert "comme on les aime".



Et quel plaisir de pouvoir allier mes deux passions : écriture et photo !

Merci Détours de Scène :)

mardi 7 février 2012

Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux soumis au test de l'eye-tracking

Définition

Comme son nom l'indique, l'eye-tracking consiste à étudier le parcours de l'œil d'une personne sur un support, et ceci dans un but marketing. L'objectif principal est d'utiliser les informations recueillies pour juger de la pertinence et de l'efficacité d'un support ou d'une campagne. Souvent utilisée sur le web, cette technique s'applique aussi au print (affiches) ou encore aux points de ventes physiques (rayons de supermarchés).

La finalité est donc d'optimiser une campagne en améliorant la disposition des éléments sur le support où elle apparaît - ou l'ergonomie s'il s'agit d'une page web.

Dans « l'étude du parcours de l'œil », on entend aussi bien :

  • l'ordre dans lequel l'œil voit les éléments

  • le temps pendant lequel l'œil s'arrête sur un élément en particulier

  • les points qui retiennent particulièrement l'attention de l'œil

En relevant donc ce qui a été vu, on peut aisément déduire, à contrario, ce qui « passe à la trappe » et n'est pas « retenu » par l'œil.

Des exemples concrets

A – sur un moteur de recherche

Des études d'eye-tracking réalisées sur un moteur de recherche permettent aujourd'hui de mettre en évidence certaines vérités :

  • Le rafraîchissement instantané des résultats, au fur et à mesure que l'internaute tape sa requête, ne se montre pas aussi efficace qu'on l'aurait voulu, à en juger le peu de fois où ce système de recherche est utilisé. En effet, on remarque surtout que la plupart des internautes fixent soit le clavier, soit la barre dans laquelle ils tapent leur requête, et jamais les résultats.

  • Les « suggestions de recherche » apparaissant dans la barre de recherche au fil de la saisie, sont quant à eux très remarqués et appréciés des internautes. L'eye-tracking permet même d'affirmer que les deux premières lignes sous la barre de recherche sont très souvent lues et largement prises en compte par les internautes.

  • Quand la recherche est effectuée au niveau « local », les liens textes suggérés sont beaucoup moins cliqués que la carte qui « illustre » ces mêmes résultats.

  • Enfin, depuis l'apparition des images dans les liens sponsorisés google, force est de constater que les annonces incluant des images sont bien plus vues, même si leur position sur la page est loin d'être optimale.

B – sur des réseaux sociaux

  • Sur les réseaux sociaux, environ 65% des internautes voient la publicité présente sur les pages.

  • En moyenne, un internaute passe 33 secondes par page, mais son œil ne s'attarde sur un point fixe que moins d'une seconde !

  • 7% du temps pendant lequel un internaute est présent sur une page est consacré à regarder la publicité.

  • En moyenne, le taux de reconnaissance pour une bannière est d'environ 27%. Il correspond au nombre d'individus capables de reconnaître la marque figurant sur la publicité à laquelle ils sont exposés.

  • Les pavés publicitaires directement intégrés dans les pages sont, de manière générale, beaucoup plus vus que les bandeaux placés dans le header.

    Aussi, les internautes ont tendance à repérer plus vite les pavés (6,5 secondes) que les bannières (31 secondes).

Enfin, voici les éléments les plus regardés sur la page d'accueil de ces 3 réseaux sociaux:

  • Sur Facebook : Le haut de la colonne centrale (actualité la plus récente)

  • Sur Twitter : Les 4 premières lignes (derniers tweets)

  • Sur Youtube : Les vidéos « a la une » en haut de page.

Que retenir au sujet de l'eye-tracking?

La position d'un élément sur une page web n'est pas toujours significative. Parfois, une bonne intégration au reste de la page et une « fluidité visuelle » suffisent à faire ressortir les bons éléments.

De manière générale, et presque inconsciemment, les individus remarquent en premier lieu les éléments qui les « concernent » directement. Par exemple les filles seront « naturellement » plus attirées par la couleur rose. Lors de la conception des pages web ou de l'intégration des publicités ou encart, il est donc nécessaire de respecter certains codes visuels, déjà bien ancrés dans l'inconscient collectif.

La couleur est l'aspect le plus important, mais vous devez toujours prendre en compte :

  • la typographie (préférez des polices sans empattement pour une meilleure lisibilité)

  • le message en lui-même et plus particulièrement les mots-clés (attention à bien faire ressortir le bénéfice produit !)

Enfin, regarder une zone avec insistance n'est pas forcément un signe d'intérêt.

Au contraire, il peut aussi s'agir d'une incompréhension de la part de l'internaute...

Pour éviter les erreurs les plus évidentes, rien de tel que de demander différents avis autour de vous avant de soumettre une maquette !

Source : www.journaldunet.com



lundi 2 janvier 2012

L'E-MAILING MARKETING

Apparus en 1972 dans le prolongement logique des traditionnelles « correspondances papier », les premiers courriers électroniques avaient pour vocation exclusive la communication entre les particuliers. Depuis quelques années, pour ses avantages et ses multiples fonctionnalités, ils représentent pour les professionnels un outil devenu indispensable, à tel point qu'une véritable technique marketing est née : l'e-mailing.


Généralités autour de l'e-mailing

Support de promotion privilégié pour les annonceurs, les e-mails à vocation commerciale sont aujourd'hui analysés sous toutes les coutures. Divers outils et logiciels permettent aux marques d'établir des liens durables entre elles et les consommateurs – à condition de réussir à se démarquer.

Parmi les principaux indicateurs de satisfaction, on retrouve le taux de clic, le taux d'ouverture, et surtout le taux de réactivité. Ce dernier peut être mesuré en faisant le rapport taux de clic/ taux d'ouverture.

Si un bon taux d'ouverture indique une offre intéressante et un contenu pertinent, le taux de réactivité, lui, témoigne d'éléments d'accroche efficaces.
On estime un bon taux de réactivité à plus ou moins 20%.


Faites grimper votre taux de réactivité

Il existe plusieurs actions à mettre en place pour optimiser le taux de réactivité.
Pour commencer, il est très important d'analyser mais aussi de comparer point par point les différentes campagnes ainsi que leurs résultats pour les faire évoluer.

Ensuite, pensez à améliorer la délivrabilité.
Pour ce faire, voici quelques points à bien respecter :
  • Toujours collecter les adresses e-mails des prospects de manière légale
  • Mettre à jour régulièrement vos bases de données en prenant soin d'éliminer les adresses non-valides ou encore les doublons
  • Exclure certains mots, appelés « spamwords », comme « sexe », « argent », « médicaments »...
  • Identifier les meilleurs jours et heures pour envoyer vos e-mails. Il va sans dire qu'un e-mail envoyé un vendredi soir aura plus de chances d'être noyé dans le flot d'e-mails du week-end...
  • Éviter les envois trop fréquents qui pourraient nuire à votre crédibilité.
  • Soigner vos adresses d'envoi. Personnalisez-les autant que possible et évitez à tout prix les « noreply ».
  • De la même façon, veillez à personnaliser l'objet de votre e-mail en utilisant des informations sur vos prospects. Vous pouvez procéder à un A/B testing pour déterminer l'objet le plus efficace pour votre campagne.

Enfin, de plus en plus de boites de réception affichent le haut du mail avant même l'ouverture de celui-ci. Au moment de la créa, pensez donc à mettre l'offre et/ou le cœur du message en tête de mail.

Un ciblage de plus en plus important

Comme pour toutes les techniques de marketing, l'e-mailing est en constante évolution et voit apparaître toujours plus de nouvelles tendances.

La personnalisation
De récentes études font ressortir deux point particulièrement importants pour des campagnes e-mailing efficaces. Dans un premier temps, l'analyse du comportement des internautes, pouvant être réalisée grâce à différents outils de tracking.
Ensuite, une bonne connaissance des habitudes et besoins des consommateurs.

La segmentation
Elle vient compléter la personnalisation et permet, entre autres, de délivrer aux consommateurs des messages ciblés et au moment opportun. Des internautes qui se sentent « considérés » par une marque ou directement concernés par un message sont bien sûr plus réactifs et souvent plus fidèles.

Les réseaux sociaux
E-mails et réseaux sociaux peuvent s'avérer très efficaces quand ils sont employés de manière complémentaire. Pour cela, veillez à ce que qu'il n'y ait pas d'effet de « cannibalisation » entre eux : le contenu diffusé par un annonceur dans les e-mails ne doit pas se retrouver dans celui relayé sur les réseaux sociaux. De manière générale, avant de mettre en place vos campagnes, vous devez penser à établir une stratégie multi-canal cohérente où les internautes sauront d'instinct où chercher les informations dont ils ont besoin.

L'adaptation aux supports mobiles
Dans « supports mobiles », on entend aussi bien les ordinateurs portables que les smartphones ou encore les tablettes.
L'adaptation doit donc se faire autant en termes de « lisibilité » que d'optimisation de l'ergonomie.
Ce dernier point donnera lui-même naissance à de nouvelles tendances marketing.
On pense par exemple au responsive design...

jeudi 29 décembre 2011

"Souvenir, souvenir"


En mémoire d'une web-série qui était bien partie, qui "aurait pu", si on l'avait vraiment voulu.

Vid'agence


vendredi 7 octobre 2011

Adamo, plus qu'un concert, une expérience !



Je vous invite à visiter le blog "Détours de scène", où vous retrouverez entre autres, un de mes articles, mais surtout toute l'actualité musicale de la région Nord Pas-de-Calais.

LIRE : Concert Review ...Adamo !

Bonne lecture :)

mercredi 24 août 2011

Déléguer pour mieux gérer


Le développement d'une offre « clé en main »

Aujourd'hui, pour avoir une stratégie globale, une marque ne peut plus se permettre de ne pas prendre en compte le potentiel de marché que représente la vente en ligne.

Bien que cela suppose un investissement conséquent tant financier qu'en termes de disponibilité, le web, en tant que support pour les sites marchands, n'a plus à faire ses preuves. Rapidité, accessibilité, possibilité de comparer : les internautes sont très nombreux à reconnaître les avantages qui lui sont propres.

Cela dit, quand on est novice sur la toile, les choses ne vont pas de soi, surtout quand on sait que la création du site ne représente que 10% du projet global pour le lancement d'un site de qualité. Pour un annonceur non-initié, réaliser un site e-commerce relève donc presque du domaine de l'impossible puisqu'il implique d'avoir un minimum de connaissances. Les professionnels du web sont là pour le souligner ; c'est en partie la raison pour laquelle les offres de « e-commerce à la délégation » existent aujourd'hui.

Cependant celles-ci ne s'adressent pas qu'aux novices, et sont très susceptibles d'intéresser aussi les grandes entreprises ayant déjà une forte activité sur le web. Celles-ci cherchent souvent à externaliser une partie ou la totalité de leur activité online. Les motivations peuvent donc être différentes, mais les avantages restent nombreux.


Vers une stratégie main dans la main

Comme son nom l'indique, le e-commerce à la délégation a pour but d'offrir aux futurs e-commerçants la possibilité de transmettre à une agence web tous les éléments nécessaires en vue du lancement d'un site marchand.

Dès lors, l'agence prend les choses en main.

Premier avantage : toutes les compétences requises sont réunies en une seule et même plate-forme. Aussi, pour chacun des domaines, des spécialistes sont mobilisés dans un objectif commun : réaliser puis optimiser un site e-commerce de qualité, dans un but de rentabilité et de pérennisation.

Ainsi, le marketing, la logistique, les parties technique et commerciale, mais aussi tout ce qui concerne la gestion de la relation clients sont mixées. Des stratégies sont mises en place et tout est organisé de façon à booster le trafic mais surtout les ventes sur le site e-commerce. Bien sûr, on vérifie aussi les résultats et on les compare aux objectifs escomptés grâce à des outils de reporting et de mesure de performance.

Si tout est bien articulé, les risques de ne pas voir son e-commerce évoluer sont très limités. A priori tout semble coordonné pour assurer aux annonceur le succès de leur future e-boutique. Bien évidemment, cette offre a un coût qui peut, de prime abord, sembler élevé. Finalement le prix est dérisoire en comparaison à la somme exigée si l'on devait faire appel à des spécialistes externalisés et donc épars.

Les annonceurs se voient quant à eux dispensés de passer par le recrutement pour faire vivre leurs sites-boutique. Ils échappent ainsi à cette étape, pas toujours évidente puisqu'elle suppose un casting réussi et l'adaptation des nouveaux salariés à l'entreprise (son mode de fonctionnement, ses valeurs, toute la culture d'entreprise, etc).

Pour certains annonceurs, les difficultés rencontrées pour recruter des experts les poussent à déléguer. Parfois, ces difficultés sont dues au nombre restreint de profils disponibles voire existants dans certaines zones géographique. Le plus souvent, il s'agit de la tendance qu'ont ces mêmes experts à privilégier le travail en agence plutôt que chez l'annonceur. Cette préférence se justifie notamment pour la quantité de missions mais aussi de secteurs d'activités qui y sont représentés.


Des projets entre de bonnes mains

De manière générale, pour n'importe quel annonceur, les atouts d'une agence sont loin d'être négligeables.

Les collaborateurs qui y travaillent, la plupart du temps experts dans une compétence bien définie, évoluent beaucoup plus rapidement. Ils peuvent s'appuyer sur les différentes missions qui leur ont été confiées ou les différents clients avec lesquels ils ont mené à bien leurs projets pour acquérir plus facilement de l'expérience.

Les échanges qu'ils peuvent avoir avec les autres collaborateurs vont dans ce sens. Cela leur permet aussi d'avoir une vision très globale des projets, et par conséquent d'être plus efficaces dans leurs missions.

Plongées dans l'univers du web a plein temps, les agences sont très au fait des nouvelles technologies et des nouveaux leviers. Elles sont à même d'être force de proposition et de suggérer aux annonceurs des solutions innovantes pour tous leurs projets.

Les contrats établis entre agences et annonceurs, très cadrés, offrent aux plus sceptiques la possibilité de changer de partenaire pour la suite des prestations, si le besoin s'en fait sentir.

Avec le e-commerce à la délégation, les risques sont réduits au minimum et la rentabilité est accrue dans la mesure où le e-commerce est pris en charge, partiellement ou en totalité selon les cas, par des spécialistes du web.

Au delà de la facilité de réalisation, faire appel à des prestataires ce type de solutions offre aux annonceurs le temps libre qu'ils n'auraient pas eu sinon, et qu'ils peuvent désormais consacrer à d'autres activités.

Le dernier avantage est bien sûr financier : si la situation s'y prête, une rémunération à la performance (et donc en fonction du chiffre d'affaire généré) est mise en place. Celle-ci est garante d'une implication importante de la part de l'agence et suppose une étroite collaboration entre les deux partis.

Dans la mesure où le succès du e-commerce est synonyme de rentabilité pour l'annonceur comme pour l'agence, c'est une relation gagnant-gagnant qui s'instaure et accroit la motivation des deux côtés.

Dans d'autres cas, on préfère privilégier un mode de financement « à la carte », mais chaque fois, les objectifs sont préalablement définis avec précision et en tâchant de coller au mieux à la réalité du marché.


Passer la main aux spécialistes s'avère payant pour les annonceurs
La rémunération à la performance pousse les agences à s'investir d'avantage dans les projets, à tel point qu'elles deviennent pour les annonceurs bien plus que de simples prestataires de services : ce sont de véritables collaborations assorties de relations de confiance dont il s'agit.

Un partenariat fort, donc, qui implique, essentiellement de la part de l'agence, de la transparence et de la visibilité sur les projets, mais aussi beaucoup de professionnalisme. Celui-ci se traduit , entre autres, par sa faculté à mesurer la performance des stratégies établies par rapport à des objectifs cadrés, et à sa capacité à être force de proposition .

La dimension de conseil que l'agence apporte à son client ne se limite pas aux actions à mettre en place pour répondre à sa demande initiale. Quels leviers privilégier ? Et pour quel budget ? Quelles compétences externaliser ? Qui recruter ? Autant de questions auxquelles l'agence se doit d'apporter des réponses. Et la collaboration se transforme en un véritable accompagnement...

Finalement, le e-commerce à la délégation est une offre qui remet bien les choses en place : la réalisation et le lancement d'un site e-commerce ne se fait pas en un tour de main, et surtout, n'est pas à la portée de tout le monde.

Passer la main à des spécialistes relève autant du bon sens que de la recherche de rentabilité. Cependant, ce type de projet exige malgré tout un certain investissement financier et surtout beaucoup de confiance et de transparence entre agences et annonceurs.


Pour qu'un e-commerce puisse être performant, il faut lui donner toutes les chances de l'être, et le déléguer à des experts semble être une très bonne solution.


dimanche 7 août 2011

Premier regard sur l'agence


De la rue on aperçoit un vieux bâtiment mitoyen aux autres bâtisses de la rue. Il ne paye pas de mine. Des briques rouges, rien d’original dans le Nord de la France. Une porte immense et peinte en vert bouteille donne d’emblée une impression d’inaccessibilité. L’ensemble est froid, très brut, presque rustique. On peut tout imaginer concernant ce qui se cache derrière ces murs, sauf que vingt-cinq personnes travaillent dans une agence de marketing moderne et lumineuse. Assez lumineuse pour pouvoir y vivre sans lumières artificielles, mais pas trop pour que quelques zones d’ombre offrent parfois, un peu de fraîcheur et d’intimité. Le soleil qui s’invite dans la pièce principale en traversant cette grande pyramide de verre qui fait office de plafond, est une des premières choses que l’on remarque en entrant. L’ensemble des pièces est décoré avec des matières et des couleurs naturelles. Tout autour de moi, le bois, le sable, et les palmiers donnent un sentiment agréable de confort et de sécurité. Le plafond, lui, est haut, et fait croire à une sorte de « liberté enfermée ». Dans ces grandes pièces ouvertes et accueillantes: une cuisine, un bar, un salon, un très grand bureau, on se croirait presque chez soi. Chaque pôle est ouvert sur le suivant, même si parfois il faut franchir une porte ou monter quelques marches, et tout cela donne à l’ensemble de l’endroit une praticité et une simplicité singulière. Finalement, à C2b Interactive, on se croirait presque sur une île… en plein cœur de Lille.

mardi 26 juillet 2011

Etre concepteur rédacteur...


1. Pour vous, c’est quoi être concepteur – rédacteur ?

Comme son nom l’indique, le métier de concepteur-rédacteur consiste d’une part à concevoir et d’autre part, à rédiger ! En général, le client a une problématique, à laquelle il nous demande de répondre. La plupart du temps, notre mission consiste à trouver un concept pour appuyer la proposition et lui donner de la force. Pour trouver ce concept, plusieurs créatifs et un chef de projet se réunissent en team créative pour un brainstorming. Vient ensuite la réalisation graphique et la rédaction de contenus. Malgré tout, il subsiste de nombreuses différences entre le métier de concepteur-rédacteur print, et celui de concepteur-rédacteur Web; ce sont deux métiers très distincts.



2. Concrètement, quelles sont vos missions au sein de l’agence ?

La plupart du temps, je participe aux réunions créatives, et j’essaie, tant que possible, de trouver des idées pour répondre aux demandes des clients. J’interviens aussi dans la communication externe de l’agence, et notamment dans la rédaction du magazine ou encore des scénarios de vid’agence. Je ne suis pas la seule sur ces projets bien sûr, mais chacun apporte sa pierre à l’édifice. Je rédige aussi par exemple des articles pour des blogs, des sites, des communiqués de presse, ou encore des baselines. C’est un métier qui demande une grande capacité d’adaptation, d’autant plus qu’à C2b Interactive, le panel clients est très varié. Tout cela nécessite donc un long travail de recherche et de formation avant de se lancer dans le projet. Dernièrement j’ai par exemple suivi une formation auprès d’un expert métier en assurance professionnel dans le cadre d’un projet.


3. Y a-t-il une mission en particulier que vous voudriez présenter ?

La recherche de baseline est un des exercices que je préfère. Parce qu’en quelques mots (souvent moins de 6), il faut résumer l’âme d’un produit ou d’un service, le dire de manière attrayante, et surtout faire en sorte de se différencier des concurrents. La réalisation d’interviews me plait aussi parce que j’aime échanger de manière générale, et que les exercices de retranscription de l’oral à l’écrit m’intéressent beaucoup. Enfin, il faut dire que la rédaction est aussi très plaisante quand il s’agit d’inventer des scénarios, et de rédiger les dialogues, et c’est ce que je fais depuis la naissance de « vid’agence ». Cela m’a aussi permis de mettre a profit ces nouvelles compétences que j’ai acquises pour divers projets annonceurs plus ambitieux, où nous avons travaillé en collaboration avec un acteur professionnel ainsi qu’un prestataire vidéo.


4. Quelles sont les qualités essentielles d’un bon concepteur – rédacteur ?

C’est avant tout être inventif. Et en découle forcément d‘être curieux, car pour être créatif, il faut souvent s’intéresser, pas forcément à tout, mais pas non plus se contenter uniquement de ce qui nous intéresse. Prendre le temps de capter tout ce qu’on peut dans le quotidien pour nourrir son imaginaire et le faire grandir.
Mon astuce, c’est de prendre beaucoup de notes: des pensées, des choses vues ou entendues… je les reprends quand les idées ont du mal a venir.


5. Auriez-vous des conseils à donner à une personne qui souhaite devenir concepteur – rédacteur ?

Je pense qu’il ne faut pas attendre d’être devant le fait accompli, c’est-à-dire officiellement concepteur-rédacteur, pour être curieux et s’intéresser à des choses qui ne nous intéressent pas au départ. Dans l’absolu, une formation en marketing est bien évidemment nécessaire; pour ma part, j’ai fait une licence en conception rédaction après un BTS communication des entreprises. Ensuite, il est évident qu’il faut avoir une solide maîtrise des outils linguistiques, ainsi qu’un esprit synthétique. Donc à une personne qui souhaite s’orienter vers le métier de concepteur-rédacteur, et qui n’est pas forcément bonne en français, je conseillerais évidemment de s’entrainer à l’écriture le plus souvent possible. Et cela va de soi, lire est indispensable pour la culture générale. Si en plus de pratiquer on a la chance d’avoir quelques conseils de concepteur-rédacteurs expérimentés, on apprend beaucoup plus vite !


6. Quels sont vos sites de référence ?

www.ecrirepourleweb.com

Site de Muriel Vandermeulen, consultante spécialisée depuis 10 ans dans la stratégie éditoriale et l’ergonomie des contenus. L’auteur du blog a aussi publié en novembre 2010 le premier ouvrage en français dédié à la stratégie de contenu Web.


www.synonymes.com
Le site nécessaire pour tout concepteur-rédacteur qui se respecte. Un site de synonymes est indispensable pour les pannes d’inspiration, la recherche du mot juste, ou encore pour éviter les répétitions, et celui-là est particulièrement efficace.

www.cnrtl.fr

Le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales regroupe sur un seule et même portail un ensemble de ressources linguistiques informatisées et d’outils de traitement de la langue. A disposition : lexiques, dictionnaires, logiciles libres d’accès, etc.


Thefwa.com

Ce site regroupe toute l’actualité des sites flash récemment sortis, sites pour lesquels le concept est souvent très travaillé. Très utile donc pour être à la page, mais aussi trouver un peu d’inspiration !

samedi 9 juillet 2011

C'est l'histoire de quelqu'un qui a quelque chose à dire



Jean Dominique Bauby nait en 1952.

43 ans plus tard, sa vie s'arrête.

A moitié.


Victime d'un accident vasculaire cérébral, il plonge dans le coma.

Et puis, le Syndrome d'enfermement l'atteint, et le fait prisonnier de son propre corps.


Dans son roman « le comte de Monte-Cristo », Alexandre Dumas utilise pour décrire l'état d'une personne qui en est affectée, la métaphore du « cadavre aux yeux vivants ».


Jean Dominique, dans sa chambre d'hôpital à Berck, ne peut bouger aucune partie de son corps, aussi petite et souple soit-elle, excepté ses deux paupières.

Bien que paralysé, il a pleine conscience de son corps, et ressent le toucher, mais surtout la douleur.


C'est cette expérience involontaire et qu'il se devra de supporter malgré lui jusqu'à son dernier souffle, 3 ans plus tard, qui pousse Jean Dominique à utiliser ses paupières pour traduire ce qu'il voudrait tant pouvoir encore exprimer en utilisant sa voix.


Dans son œuvre, sentiments, impressions, et souvenirs s'enchaînent pour finalement laisser place à cette dernière phrase étonnante et magique :

« Il faut chercher autre part. J’y vais. »



Nous imaginons sans difficulté l'enseignement que Jean Dominique nous invite à tirer de ces pages miraculeusement arrivées jusqu'à nous.


Malheureusement, les innombrables livres et films sur le sujet, usant de tous les détours possibles et imaginables pour les rendre plus attractifs aux yeux des lecteurs et spectateurs, empêchent aujourd'hui son ultime message pourtant si pur, de nous parvenir intact, et avec toute la force et la puissance qu'il contient.


Métaphores, effets de style ou effets graphiques, décors et interprétations, n'ont pas leur place dans la « mise en scène » de ce message paradoxalement si simple

et universel.


Entendons réellement ce que cet homme avait à nous dire.

Profitons de cette merveilleuse étendue de temps et d'espace qui se déploie d'avantage à chaque seconde devant nos yeux et que nous appelons :

V I E .

Cette jolie blonde...



C'est d'abord ce bruit de pas, de plus en plus proche de moi, qui m'alerte. Puis vient celui d'un objet lourd qu'on pose, brutalement, précipitamment.

Je n'ai pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir qu'enfin, elle est là. Je garde les yeux fermés, je ne savoure que son odeur. Juste son odeur.

Doucement, mes paupières se relèvent, et devant moi, c'est bien elle. Dans sa jolie robe dorée je la regarde. Elle pétille, et frémit.
Sa fraîcheur a fait naître sur elle de toutes petites gouttelettes avec lesquelles j'aime m'amuser.

Du bout du doigt, je les effleure, et dessine avec elles des lignes courbes.
Je me délecte de la sensation électrique que me procure le contact de mon doigt brulant avec ce corps glacé.

Quand j'ai ma bière en face de moi, je réalise qu'aucune autre qu'elle ne sait me donner, si vite, autant de plaisir.
Alors, délicatement, je la prends, et l'amène jusqu'à mes lèvres qui n'attendaient qu'elle.

La société de l'éphémère


Instantanéité - rapidité - efficacité - proximité - productivité - mobilité - accessibilité.

Avoir tout, tout de suite. Accéder à tout, très vite. L'homme veut avoir du temps, et comme l'argent, en avoir plus, toujours plus.

C'est l'ère d'internet, des messageries instantanées, des téléphones portables. La génération twitter, Iphone, Ipad.

L'homme veut conquérir, posséder, consommer, aimer, vivre, mais surtout être quelqu'un.

Tous les moyens sont bons pour se démarquer. "Démarque-toi", clame Paul Ariès, dans son petit manuel anti-pub. Et pour ça, on utilise le web 2.0, les blogs, la téléréalité, le buzz marketing. Être célèbre, ce n'est plus être doué, c'est simplement être vu.

"Je suis vu donc je suis".

Ainsi, Cindy Sanders et Mickaël Vandetta sont les people de 2010. Leur talent ? Savoir se faire remarquer.

Mais le public a lui aussi son mot à dire. Les nouvelles technologies actuelles leur ont donné du pouvoir. Avis, critiques, conseils, coups de coeur; sur la toile, on donne son avis sur tout.

Mais la vraie révolution, c'est Facebook. Même si la plate forme a su très vite faire l'unanimité auprès des jeunes, elle a aussi creusé encore plus l'écart entre les générions.

Tout a changé, tout évolue, tout se transforme à vitesse grand V. Le langage, les relations, la musique - surtout la musique - même les frontières hommes/femmes tendent à disparaître.

D'un côté, les hommes prennent de plus en plus soin d'eux. Ils s'épilent et se pouponnent, suivent la mode et parlent chiffon. Les femmes, elles, revendiquent leur statut de "femmes indépendantes". La femme au foyer, c'est terminé ! D'ailleurs, le nombre de foyers monoparentaux le prouve.

On se marie, on divorce, on retrouve quelqu'un, on se pacse.

On veut tout vivre en même temps, multiplier les expériences. Tout connaître, tout goûter. On a plus de temps consacré aux loisirs et pourtant, jamais autant de personnes n'ont déclaré souffrir d'un "manque de temps libre".


2010, c'est l'ère de l'éphémère.

Et ça n'est pas près de s'arrêter.

La chasse aux oeufs


« Prêts ? Partez ! » On coupe le ruban, et voilà quelques centaines d'enfants déchaînés et excités qui se ruent dans tous les sens, sans savoir exactement vers quoi ils se dirigent, mais pourtant tellement assurés dans leur démarche. Un élan de bonheur et de frénésie, qui, vu de haut, doit bien ressembler à un nid de fourmi dans lequel on aurait mis un grand coup de pied. Les bambins se précipitent, regardent à droite, puis à gauche, ils ne savent pas où aller mais ils ont tous un objectif en commun: en trouver un, juste un.

Les œufs en chocolat sont bien cachés: dans les arbres, derrière les rochers qui bordent le lac, ou enfouis dans les buissons, quelques-uns ont même simplement été dispersés dans la pelouse, pour que les plus petits aient eux aussi leur chance de revenir avec leur ration de chocolat. A ces petites friandises, les grands prêtent à peine attention. Ce qu'ils cherchent, ce sont les très gros œufs, ceux qui, dans leur emballage multicolore ou argenté, font scintiller même les yeux des adultes.

Les parents, justement, observent la scène de loin, ou aident leur progéniture à saisir un œuf caché un peu trop haut en les soulevant, bras tendus, en direction du ciel. Certains, discrètement, se retirent, et prennent un moment, pour penser à ces quelques années qui les séparent du moment où eux-même, naïfs et insouciants, courraient au milieu de ces grands arbres épineux.

Chaque année, la chasse aux œufs connaît le même succès, et cela semble heureusement bien loin de s'arrêter !

Le Café des Rêves


.

Toutes les trois semaines, une vingtaine d'individus se retrouve au café de Paris, à dix-neuf heures. Certains se connaissent déjà, d'autres se croisent pour la première fois.

Marius, chargé de communication à la maison Folie de Moulins, anime la soirée. Jusque vingt et une heure, ce petit groupe va échanger autour d'un centre d'intérêt qu'il a en commun: le rêve.

Pourtant, cet endroit n'a rien d'onirique. Un café comme il en existe des centaines d'autres. Le bruit des tasses et des verres qui se cognent, des chaises qu'on déplace, et des hommes qui rient ou débattent à haute voix de sujets divers, a tendance a dédramatiser le sujet que l'on s'apprête à aborder. En dépit de cela, l'endroit est plutôt sombre, tout au moins mal éclairé malgré les nombreuses fenêtres: sans doute à cause des murs de briques rouges et du bois foncé qui compose le mobilier du café. De nombreux supports sont suspendus aux murs: reproductions de tableaux célèbres, caricatures, tableaux avec le plat du jour noté à la craie. Ces choses que l'on aurait sans doute trouvées ridicules ou désuètes dans un autre contexte, deviennent tout à coup étranges, presque même inquiétantes

Il est dix-huit heures cinquante, Marius est déjà au fond du café. Dans sa veste rouge qu'il a l'habitude de porter, il relit ses quelques fiches, peaufine son travail pour s'assurer que, bien que le sujet soit quelque peu irrationnel, son intervention tienne la route. Les premiers participants du café des rêves prennent place autour de lui. Quelques minutes plus tard, tout le monde est installé, avec une bière ou un chocolat chaud, et s'apprête à plonger dans un univers où chacun s'aventure, en principe, la nuit.

« Tout le monde rêve » démarre Marius. « A partir du moment où l'on a dormi plus d'une heure et trente minutes, on est certain d'avoir rêvé ». Avec beaucoup de conviction, mais surtout de sincérité, il expose les quelques principes que se doivent de respecter tous ceux qui désirent partager ce moment avec les autres. « Ici, on n'interprète pas, on ne trouve pas de réponses a ses rêves, rien d'occulte ou de paranormal; juste un débat que je suis ici pour gérer ou modérer si besoin, des connaissances que je vous apporterai au sujet du rêve dans d'autres culture que la culture occidentale, et puis aussi, une occasion de rencontrer d'autres personnes, venues d'autres milieux, mais unies par cette même fascination ou curiosité pour ces suite d'images animées et souvent absurdes que nous rencontrons plus ou moins fréquemment pendant notre sommeil ». C'est librement que chacun intervient, amène sa pierre à l'édifice pour tenter de proposer aux autres des pistes de réflexions, des ouvertures sur de nouvelles idées, ou juste son expérience qu'il a envie de partager...